C'est à la faveur des guerres d'Italie que le gentilhomme français du XVIème siècle découvre l'art équestre. Salomon de la Broue, puis Antoine de Pluvinel introduisent en France l'enseignement de l'école Italienne, l'Équitation Académique s'épanouit au XVIIIème siècle dans les écoles de Versailles, de Vienne, des Tuileries et de St Germain.
François Robichon de la Guérinière, écuyer de l'époque LouisXV enseigna au manège des Tuileries. Son livre "École de Cavalerie" publié en 1731, reste un des traités essentiels.
Antoine de Pluvinel. Il créa à Paris une académie, en 1594, ce qui permit aux gentilshommes français de ne plus aller chercher en Italie l'enseignement de l'équitation.
A la fin du XVIème siècle, Duplessis Mornay fonde à Saumur une université protestante. Une académie d'équitation y est alors dirigée par Monsieur de Saint-Vual, qui était l'écuyer personnel du jeune Louis XIII. En 1763, le roi Louis XV confie au Duc de Choiseul la réorganisation totale de la cavalerie Française. "La plus belle École du Monde" est alors construite sur le Chardonnet pour accueillir les officiers et les sous-officiers chargés de l'instruction dans les régiments de cavalerie. Elle fonctionnera jusqu'en 1788, à la veille de la révolution.
L'École de Saumur voit le jour en 1814, elle comprend un manège militaire et un manège d'académie dans lesquels on enseigne les principes d'équitation militaire. Les airs relevés y sont officiellement pratiqués. Les écuyers du manège académique se réclament immédiatement de la tradition de Versailles. Plus tard le Général L'Hotte enrichissait la tradition française et lui donnait un style qui fait son originalité.
Le général l'Hotte, montant Laruns, écuyer en chef de 1864 à 1870
En 1825, Charles X fonde l'École royale de Cavalerie de Saumur. Le corps des instructeurs d'équitation (ou écuyers) est alors réparti en deux manèges, l'un militaire, l'autre académique. Dès le début du XXème siècle, ce corps est communément désigné sous le nom de Cadre Noir, mais il faut attendre 1986 pour que cette appellation devienne officielle.
Au premier Carrousel, en 1828, les Cadres présentent des reprises de sauteurs et d'instructeurs. Ces derniers sont alors coiffés de l'actuel chapeau de manège, le "Lampion" ou "Bicorne", mais leur tenue n'est pas encore noire, elle le deviendra sous le règne de Louis-Philippe pour les différencier des écuyers de l'Ecole de Cavalerie (école militaire), habillés de bleu.
Mais si le Cadre Noir est né, sa doctrine est loin d'avoir terminé d'évoluer et de ce perfectionner. A partir de 1830, avec la disparition de l'école de Versailles, Saumur reste la seule école dépositaire de la tradition équestre française.
C'est alors que deux nouveaux écuyer, le comte d'Aure et François Baucher, vont contribuer à l'édification de la doctrine.
Le comte d'Aure, Écuyer en chef de 1847 à 1855.
François Baucher montant Partisan
En 1972, l'École Nationale d'Équitation se constitue autour du Cadre Noir de Saumur, corps de dresseurs et de formateurs, qui privilégient l'étude et l'enseignement. Ceux-ci assurent également la conservation de l'équitation à la française. Le Cadre Noir est composé de civils et militaires composant le corps enseignant de L'Ecole Nationale d'Equitation, placée sous la tutelle du ministère de la jeunesse et des sports.
Au sein de l'E.N.E, le Cadre Noir perpétue sa mission de formation et de prestige, il exprime ses conceptions équestres par l'enseignement qu'il dispense, mais aussi par ses résultats en compétition et les présentations données au public.
Les écuyers du Cadre Noir : corps enseignant de l'Ecole Nationale d'Equitation.

